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Maison Guillemette : style

Maison Guillemette, marque parisienne née en 2014 : style romantique, prix constatés, fabrication française et conseils pour bien la chiner d'occasion.

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Maison Guillemette est une marque de prêt-à-porter féminin fondée à Paris en 2014 par Guillemette Bataille. Connue d’abord pour ses robes de mariée, elle s’est imposée avec un vestiaire romantique : manches bouffantes, cols travaillés, tweed, tulle et sequins. Ses pièces sont fabriquées en France, en partie dans son propre atelier parisien, et vendues en boutique à Paris ou en ligne. Pour une garde-robe qui privilégie l’occasion, c’est aussi une griffe intéressante à repérer : petites séries, finitions soignées et modèles nommés facilitent la recherche et la revente.

  • Création : Paris, 2014, par Guillemette Bataille.
  • Style : féminin, poétique, inspiré de la danse, avec des matières texturées.
  • Fabrication : en France, dont environ 30 % dans l’atelier maison ouvert en 2020.
  • Prix neufs constatés : de 70 € pour un collier à environ 460 € pour une robe, la majorité des pièces entre 160 et 300 €.
  • Boutiques : rue de Picardie (Paris 3e) et rue de la Victoire (Paris 9e).

Une maison parisienne née dans l’univers de la mariée

L’histoire commence dans le Marais. Guillemette Bataille lance sa marque en 2014 avec des robes de mariée qui tranchent avec le registre classique : silhouettes légères, dos travaillés, broderies discrètes. La première boutique ouvre en novembre 2019, la seconde en mai 2022, et l’atelier interne voit le jour en 2020.

Depuis, le centre de gravité s’est déplacé. Les collections de mode représentent aujourd’hui l’essentiel des ventes, le blanc n’occupant plus qu’une petite part de l’activité. La marque reste pourtant attachée à cette origine avec sa Collection Blanche, pensée pour les cérémonies civiles, les fiançailles ou les mariages qui refusent la robe meringue. Chaque saison compte environ 150 modèles, produits en petites quantités, ce qui explique qu’une pièce disparaisse vite du site une fois la série épuisée.

La griffe a aussi trouvé sa place hors de ses murs : présence aux Galeries Lafayette, pop-up au Bon Marché, clientèle au Japon, aux États-Unis ou à Hong Kong. Cette diffusion compte pour qui chine : plus une marque circule, plus elle apparaît sur les plateformes d’occasion.

Reconnaître le style Guillemette au premier coup d’œil

Une pièce de la maison se repère souvent avant même de lire l’étiquette. Quelques signatures reviennent d’une collection à l’autre :

  • Les volumes sur le haut du corps : manches ballon, épaulettes douces, poignets resserrés.
  • Les cols : col Claudine, col lavallière, col montant festonné.
  • Les matières à relief : tweed bouclé, tulle plumetis, sequins, plumes sur certaines pièces de soirée.
  • La palette : écru, nude, bleu ciel et aqua côtoient le fuchsia, le vert émeraude, le rouge ou l’orange.
  • Les noms de modèles : beaucoup de pièces portent un prénom (robe Marguerite, blouse Jacqueline), un repère précieux pour retrouver une référence.

L’inspiration revendiquée vient de la danse. On la sent dans les jupes qui tournent, les tailles marquées et les tissus qui accrochent la lumière. Ce n’est pas un vestiaire minimaliste, et c’est justement ce qui le rend intéressant en seconde main : une seule blouse suffit à réveiller un jean brut ou un pantalon de laine sobre.

Prix neuf et valeur en seconde main

Le positionnement se situe dans le haut du milieu de gamme, cohérent avec une fabrication française en petites séries. Le tableau ci-dessous reprend les ordres de grandeur relevés sur le site de la marque en novembre 2026. Les fourchettes d’occasion sont des estimations indicatives, qui varient selon l’état, la taille et la rareté du modèle.

Type de piècePrix neuf constatéFourchette d’occasion couranteCe qui fait monter le prix
Bijou, collierAutour de 70 €25 à 45 €Boîte et pochette d’origine
Blouse, chemisier160 à 220 €50 à 110 €Coloris vif, modèle phare
Jupe, pantalon170 à 250 €55 à 120 €Tweed, doublure intacte
Robe de jour220 à 320 €80 à 160 €Taille centrale (S, M)
Robe de soirée, sequinsJusqu’à 460 € environ120 à 250 €Aucun sequin manquant

Une remarque utile : les pièces de la Collection Blanche se négocient à part. Une robe de mariée portée une journée, nettoyée et bien photographiée, peut retrouver preneuse à un prix proche de celui d’une robe de jour neuve, ce qui en fait l’un des meilleurs rapports qualité prix du marché de l’occasion pour une cérémonie.

Chiner une pièce d’occasion sans mauvaise surprise

Les petites séries ont un revers : la photo d’une annonce ne correspond pas toujours à une collection identifiable. Avant de payer, prenez dix minutes pour vérifier les points suivants.

D’abord, l’étiquette. Demandez une photo nette de l’étiquette de col et de l’étiquette de composition. La mention de fabrication en France doit y figurer, et la composition doit coller à l’aspect du tissu : un tweed annoncé comme laine qui affiche 100 % polyester mérite une question.

Ensuite, les zones fragiles propres à ces matières. Sur le tulle, cherchez les accrocs près de l’ourlet et des fermetures. Sur les sequins, regardez sous les bras et à l’arrière, là où le frottement du sac ou du siège fait tomber les paillettes. Sur le tweed, inspectez les bords des poches et des boutonnières, qui s’effilochent en premier.

Enfin, les mesures à plat. Les volumes de manches trompent sur les photos portées. Comparez largeur d’épaules, tour de poitrine et longueur avec une pièce de votre propre armoire plutôt que de vous fier uniquement à la taille indiquée.

Faire durer tulle, tweed et sequins

Une pièce de cette maison a été conçue pour durer, à condition de respecter ses matières. Le tweed se brosse plus qu’il ne se lave : un brossage doux après chaque port et une aération sur cintre large suffisent la plupart du temps, le nettoyage à sec restant réservé aux vraies taches. Le tulle supporte mal le fer chaud ; un défroissage à la vapeur, tenu à distance, lui rend son gonflant sans le marquer.

Les sequins demandent le plus de précautions. Rangez la robe à plat ou sur une housse respirante, jamais pliée en deux, et lavez à la main à froid si l’étiquette l’autorise. Un sequin qui pend se recoud en deux minutes avec un fil assorti ; laissé tel quel, il en entraîne souvent trois ou quatre dans sa chute.

Une garde-robe romantique et durable à composer pièce par pièce

Le vestiaire Guillemette pose une question que se posent beaucoup d’adeptes de la seconde main : comment intégrer des pièces très marquées sans transformer l’armoire en costume de scène ? La réponse tient souvent à la proportion. Une blouse à col festonné ou une jupe en tulle par tenue, le reste en basiques solides (jean brut, cardigan de laine, mocassins), et l’ensemble garde de la tenue au quotidien. Cette manière de construire lentement un vestiaire, en préférant une belle pièce chinée à trois achats neufs, rejoint les pistes de tri, de réparation et d’upcycling que développe le blog lesdjadjas, pour qui la mode responsable passe autant par les gestes que par les marques.

Autre avantage de cette approche : une pièce de qualité qui ne vous va plus se revend bien mieux qu’un vêtement de grande série. En gardant l’étiquette intacte et en notant le nom du modèle, vous facilitez la vie de la prochaine propriétaire et vous prolongez la vie du vêtement au lieu de le laisser dormir au fond d’un placard.

Où se trouvent les boutiques Maison Guillemette à Paris ?

La marque tient deux boutiques parisiennes : l’une au 22 rue de Picardie, dans le 3e arrondissement, l’autre au 34 rue de la Victoire, dans le 9e. Les rendez-vous pour la collection mariée se prennent à part, car ils demandent un essayage plus long.

Les vêtements Maison Guillemette taillent-ils petit ?

La gamme va du XS au XXL, avec des tailles doubles (XS/S, M/L, XL/XXL) sur les pièces les plus amples. Les coupes à manches volumineuses pardonnent beaucoup ; les jupes et pantalons ajustés demandent en revanche de comparer le tour de taille à plat avec une pièce que vous portez déjà.

Une robe de mariée Maison Guillemette se revend-elle bien ?

Une robe blanche portée une seule journée garde souvent une bonne valeur si elle a été nettoyée par un professionnel avant la mise en vente et si le tulle n’est ni accroché ni jauni. Les photos en lumière naturelle et la mention de la collection d’origine rassurent les acheteuses.

Comment savoir si une pièce d’occasion est bien de la marque ?

Vérifiez l’étiquette de col, la mention de fabrication en France et l’étiquette de composition cousue dans la couture latérale. Le nom du modèle, souvent un prénom, permet de retrouver la pièce dans les archives de la marque ou sur des annonces plus anciennes.

L’auteur

Bérangère Riou

Créatrice d'accessoires

Je répare et je vends des sacs et des ceintures de seconde main depuis plusieurs années. J'aime vérifier les finitions et transmettre les bons réflexes avant un achat.

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